L’aquarelle c’est beaucoup d’eau et un peu de couleur.on dessine ensuite comme les coloriages on remplit. Cet remplissage est sujet aux réflexion, le commun des mortelles, ses activités, ne se résume pas à ce remplissage avec plus au moins de bonheurs, plus ou moins de satisfaction ?
Avec l’aquarelle, c’est l’instant qui est capté, a la différence de la photo, c’est moi qui est le boitier, la chambre noire,et comme il n’y a pas de matière donc il reste ineffaçable, comme le temps qui passe, sauf ce regret qu’on trimbale dans les ouf,dans des si et dans…
cette constitution de technique me condamne à la spontanéité et ce sujet, paris, rends mon introversion agora phobique.je me suis imposé la discipline.
L’eau par nature stagne, et si il y a le chevalet, il coule.
Avec son écoulement, c’est l’œuvre qui tombe, glisse. Cette tombé, cet ébranlement des taches, cette salissure,cette tache, laissent le souvenir amer de ce qui était, de ce qui n’est pas devenue, de ce qui j’aurais aimé, de ce que je n’attrapais jamais,et dans tout cela le trait, le crayon tente, aimerais les contenir.ne pas se laisser dépassé, se déborder devient l’obsession du dessin.la justesse du dessin,son confinement dans la perspective, cet habilité dans la vraisemblance, cette acceptation,cette croyance à la voile, j’aimerais la secouer un peu.cette photo qu’on accroche aux murs, cette profusion d’images fais oublier l’essence de la peinture, raconter l’invisible.
Ce dont je fais tous les jours cette partie envahissante qui est le professionnalisme, accrochant au mur, circulant, finissant me fait oublier la gratuité de cette pratique.pas cette gratuité ou les gens font la queue pour obtenir crédit d’un bien, les sables sont gratuits, et si vous construisez une maison aller demandez le prix d’une tonne.moi je suis comme ce transporteur j’aimerais me faire payé ce qui m’est du.le temps que je passe à exprimer l’insondable de cette chose qui est perdue par la grâce de la parole,ce temps que je monnaye en portant comme ces sables, vers chez vous, vers votre vue, en tentant de raconter l’invisible de la vision, faire, c’est une chose, dire sur ce faire est une autre chose, pourquoi pas, littérature, sciences humaines, science-fiction. Que est qu’une tache cette présence qui vient la ou il n y avait rien au paravent, avant la feuille, la tache n’existe que du fait de la peinture.
Les dire et les actions, deux choses qui se télescope dans la pratique, et donner des leçons, imposer le mimétisme.
On a bien appris la leçon, authentique est devenue l’identique.mon identité a moi se résume a la nomination, cette chose que j’ai du mal à nommer les œuvres,cette chose que je laisse toujours en suspense, en attente, alors comment se détacher des autres, sans pour autant devenir la risée du monde, cette saucisse frite qu’on rabâche, comment la rendre supportable, puisqu’il n’y a pas d’autre chose a becté, désapprendre c’est encore insisté sur ce gout de chiotte ambiant. Ne pas rentrer dans les rangs laisse un amer gout d’étourdissement.

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Je ne cherche pas la facilité, sinon au lieu de me torturer,   de revenir, de repasser sur les traits du dessin, j’aurais usé de la gomme.au lieu de cela je laisse la trace de cette bataille sur la toile.
Comme si ce, semblant de l’inexistence du trait, avait du mal à symboliser le réel, du même sort la couleur subit des variations en n ‘étant jamais égale à sa valeur de la représentation.
Ne pas utiliser la gomme, c’est pour mieux cerner la vérité de ma pratique du dessin. L’erreur est bienvenue exploitée, traquée. La justesse vient de l’ensemble et ainsi se crée une composition symphonique.
Si le poète utilise des mots, moi je fais de la poésie avec l’essence de mon activité, c’est-à-dire le trait et la couleur, à cette fin, à cette pensée “j’étais et je ne suis plus pendent ce laps de salissure qu’on appel la peinture”.
Cette pensée subit le même destin que la peinture, et reste infidèle au schéma de la répétition.

D’où vient le souffle du vent ?
Je dessine ce qui se présente à mes yeux et quand il ne reste plus que l’épaisseur blanche du papier, je noircis le tableau en étalant le déchet de ma palette pour qu’enfin quelques images surgissent de ce chaos.
c’est la représentation qui guide mes pas vers son anéantissement, comme s’ils étaient enchevêtrés les uns avec les autres, que le meurtre de la première allait réveiller d’autres cadavres.Ainsi je deviens l’instrument qui subis comme une marionnette le destin de la peinture.c’ est du surgissement de l’histoire que ma rencontre devint heureux et de ce battement nait l’oeuvre.comme ce cri de “naitre” qui reste étalé sur la toile.ce tombé bien ou pas a enveloppé la chair de mes pensées et le refus de précision, de son écriture même que je bataille à la captation de cette image d’uccello agissent dans l’ombre de chacune de mes “pas” de la peinture